3,5 millions d’euros, environ 2,275 milliards de Fcfa. Voilà le montant destiné à préparer l’extension du projet Prévention Vih-Sida en Afrique centrale (PPSAC) à partir de 2009 aux trois autres pays restants de la Cemac (Congo, Gabon, Guinée équatoriale). C’est le fruit d’une convention entre l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun, Volker Seitz, et le président de la Commission de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), Antoine Tsimi, signée le vendredi 14 décembre 2007 à Yaoundé, capitale du Cameroun. L’accord proposé à la signature est destiné à préparer l’extension du projet à partir de 2009 aux trois autres pays restants de la Cemac.
La première phase du projet (2006-2008) couvrait le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine. Pour cette phase du projet, deux accords entre la Cemac et la République fédérale d’Allemagne ont été signés, pour une valeur de cinq millions d’euros chacun.
Le projet régional Prévention Vih-Sida en Afrique centrale est né de la volonté de la Cemac et de la Rfa de renforcer les réponses des pays à travers une approche régionale impliquant largement tous les acteurs de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le Vih-Sida. Il est financé par la KfW, la Banque allemande de développement et mis en œuvre par l’Oceac (Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale) à travers des associations de marketing social des pays concernés. L’objectif de ce projet est d’offrir une meilleure disponibilité des préservatifs et obtenir un changement positif de comportement des groupes cibles. L’apport de la Rfa monte, après la signature d’accord de ce jour, à un volume financier total de 13,5 millions d’euros, environ 8,7 milliards de Fcfa. Le projet se veut intégrateur et vise à renforcer les plans stratégiques et nationaux de lutte contre la pandémie, tout en apportant une plus-value à travers des approches régionales concertées. A ce titre, au niveau opérationnel, les ministères de la Santé des Etats membres et leurs Comités nationaux de lutte contre le sida (Cnls) sont au centre du dispositif ainsi mis en place.