Le Programme Prévention VIH-SIDA en Afrique Centrale (PPSAC) est financé par la KfW et couvre pour une première phase de trois (3) ans 2006-2008 trois pays de la CEMAC : le Cameroun, la République Centrafricaine et le Tchad. L’Organisation de Coordination de la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) en est le maître d’ouvrage en partenariat avec les Agences Nationales de Marketing Social (AMS) de chaque pays qui sont chargées de son exécution sur le terrain. Depuis août 2005, un Bureau de Coordination Régionale de PPSAC est mis en place au sein de l’OCEAC pour la gestion de PPSAC. Ce Bureau est appuyé techniquement pas l’Institut Tropical Suisse (ITS).
Le PPSAC vise à réduire la propagation du VIH-SIDA et les méfaits de la discrimination et de la stigmatisation vis-à-vis des PPVIH (Personnes vivants avec le VIH-SIDA). Ses actions sont axées sur trois (3) grands piliers :
L’amélioration de l’accessibilité des préservatifs de qualité et à moindre coût aux cibles pour la population.
L’amélioration des connaissances des cibles vis-à-vis du VIH-SIDA et du port correct des préservatifs en vue de l’instauration d’un changement durable de comportement.
La contribution à la réduction de la discrimination et de la stigmatisation envers les PPVIH.
PPSAC vise le développement d’approches régionales en partenariat avec les Agences multilatérales et bilatérales en occurrence avec celles de la Coopération allemande au développement. Le volume financier des 3 premières années est de 5 millions d’Euros, mais une enveloppe additionnelle est en cours de négociation en ce moment. Il est prévu l’établissement de plateforme d’échange avec ces partenaires au développement en vue de favoriser le cofinancement des actions communes dans chacun des pays couverts.
Pour le premier pilier, des commandes groupées de préservatifs seront faites pour amoindrir les coûts unitaires. Il sera question d’harmoniser les types et marques de préservatifs et surtout les prix de cession de manière à les rendre plus accessibles aux couches les plus démunies à travers un réseau de distribution efficace.
Les ventes transfrontalières seront mieux maîtrisées de même que les effets néfastes des préservatifs distribués gratuitement par certaines Agences mais qui se retrouvent sur le marché désorganisant tout le système établi. Dès que possible, le Programme après étude, développera une marque régionale de préservatifs à l’échelle des pays de la CEMAC.
Les domaines de collaboration et de cofinancement des actions dans ce premier pilier sont :
L’amélioration de l’accessibilité aux couches les plus démunies (avec la GTZ, le DED, à travers les réseaux des Associations de PVVIH).
Le développement et la promotion d’une marque régionale de préservatifs avec ONUSIDA, AFD, OMS, CNLS, PNLS, est…
Pour le deuxième pilier, l’accent sera mis sur des approches de masse et de proximité en vue de relever l’état de connaissance des cibles et de la population vis-à-vis du VIH SIDA mais aussi du port correct de préservatifs. Les causes et déterminants du statut d’ignorants des cibles seront analysés pour les accompagner pour l’adoption de comportements responsables à moindre risque.
Dans le cadre de la préparation de la prochaine réunion des Ministres de la santé des pays d’Afrique centrale, le Secrétaire Exécutif de l’OCEAC, Dr Jean- Lire la suite
Le groupe de coordination du réseau Faire Reculer le Paludisme pour l'Afrique centrale (CARN) en partenariat avec l’Organisation de Coordination pour Lire la suite